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 Tim Powers An epitaph in rust, 1976 J'ai lu (1997) Il était une fois trois jeunes gens aspirant à devenir écrivains qui avaient Philip K. Dick pour ami. Cela se passait au milieu des années 70, en Californie. Depuis, tous trois sont devenus des écrivains de premier plan, chacun dans son — ou ses — styles. James Blaylock, maître du steampunk et merveilleux auteur de fantasy (1), est sans doute celui sur qui l'influence de l'auteur d'Ubik est la moins visible. A l'inverse, K.W. Jeter s'est avéré le plus ouvertement dickien des trois (2), même s'il semble aujourd'hui se consacrer quasi exclusivement à la littérature d'horreur. Tim Powers, enfin, a développé l'une des œuvres les plus personnelles de cette fin de siècle, mêlant les genres avec maestria dans Les voies d'Anubis ou Le palais du déviant, avant de se tourner v... Lire plus loin »
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Andreas Eschbach
Der Letzte Seiner Art (2003) L'Atalante (2006) Andreas Eschbach, auteur allemand vivant en France, est désormais bien connu de ce côté-ci de l'Europe, et bien au-delà d'ailleurs, puisque qu'il vient d'être traduit chez l'oncle Sam. Un auteur brillant, certes, mais aux productions en dents-de-scie et dont la carrière demeure encore à ce jour marquée par un livre ancien, Des milliards de tapis de cheveux (critique in Bifrost n°16), livre d'une qualité que l'auteur peine à égaler depuis. Avec Le Dernier de son espèce, Eschbach s'attaque au thème du cyborg. ... Lire plus loin »
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Roland C. Wagner L'Atalante, 1999
Chroniquant Un Feu sur l'abîme de Vernor Vinge dans les pages de Bifrost, Philippe Boulier remarquait que le seul moyen d'écrire du space opera aujourd'hui, le matériau étant si ringard, consistait en une approche parodique telle que pratiquée par Red Deff. Avec un titre comme Le Chant du cosmos, qui en évoque tant d'autres, l'ombre de Red Deff ne peut que planer sur ces mondes improbables et ces extraterrestres aux mœurs impossibles On en trouve autant que de traits d'humour, à tous les niveaux du récit. Ainsi cette remarque très secondaire à propos d'un logiciel domotique : « Des fois, il fonctionne un peu de travers, à cause d'un virus qu'il a récolté en échangeant des données avec un réseau infecté durant l'épidémie de grippe virtuelle de 42... ». Mais le roman reste très wagnérien par les th... Lire plus loin »
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 Alastair Reynolds Presse de la cité (2005) Absolution Gap (2003) Je ne sais plus quand j'ai commencé à comparer les livres à des ponts, mais c'est devenu, à la longue, mon image préférée. De la même façon qu'un pont permet d'aller d'un point A à un point B en franchissant un obstacle, un livre permet à un ou plusieurs personnages de passer d'une situation de départ à une situation d'arrivée. De la nature du pont dépend la qualité de la traversée et donc du plaisir du lecteur — qui, rappelons-le, ne donne pas son argent durement gagné en travaillant le lundi de Pentecôte pour s'ennuyer. Tous les ponts ne se franchissent pas de la même façon et surtout, ne se comportent pas de manière identique une fois franchis. ... Lire plus loin »
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Catherine Dufour
Mnémos, 2005
C'est une longue lettre qu'écrit la narratrice, jamais nommée parce que peut-être innommable, à une personne qui désire la voir en chair et en os. Mais elle n'est pas « faite et refaite » comme ses semblables, qui tirent de leurs clones de quoi remplacer leurs organes défectueux : sa forme d'immortalité est bien pire et la fait ressembler au cadavre d'une adolescente. Elle en veut à sa mère, prostituée mandchoue aux cosmopolites clients, de l'avoir sauvée d'un empoisonnement au plomb en la confiant à iasmitine, la sorcière du dessus, dont l'appartement, transformé en officine ésotérique, recèle bien des mystères. Cloîtrée au 42e, à ha rebin, elle vit par procuration, à travers internet et grâce aux gens qu'elle croise. La seule personne qui lui ait manifest... Lire plus loin »
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Jack Vance La Station d'Araminta & Araminta 2 The Araminta Station, 1987 Pocket (1988) Bonne Vieille Terre Ecce and Old Earth, 1991 Olivier Orban (1992) Throy Throy, 1992 Plon, 1993 En raison de la riche biodiversité de la planète Cadwal, la Société naturaliste, sa propriétaire, en a fait un conservatoire écologique. Mais à la station d'Araminta, seule implantation humaine autorisée au début, sont venus s'ajouter deux autres lieux de peuplement : Stroma, où vivent les Naturalistes lo... Lire plus loin »
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Casus Belli n° 70, juillet-août 1992 Norman Spinrad Russian Spring (1991) Un nouveau Spinrad c'est toujours un événement. Depuis la mort de Dick, il y a déjà dix ans, Spinrad est, avec Silverberg, l'ateur amériain le plus intéressant, le plus oroche de notre sensibilité européenne. Et le fait qu'il vive à Paris depuis quatre ou cinq ans ne fait que renforcer cette caractéristique. Le Printemps russe se situe dans la droite ligne de Rock Machine et des Années fléaux. Une SF à court terme, solidement ancrée dans la réalité contemporaine. Mais ici, pour la première fois, Spinrad a été rattrapé et dépassé par l'histoire avant même la parution du roman aux États-Unis — et à plus forte raison en France. Cela dit, je rappelle qu'un écrivain de SF n'est pas un futurologue ;... Lire plus loin »
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Ou le charme discret de l'eugénisme
Sheri S. Tepper
J'ai lu, 1990
The gate to women's country, 1988
L'action se situe quelques centaines d'années après une guerre mondiale (le "cataclysme") qui a décimé l'humanité et rendu une bonne partie de la planète inhabitable.
La civilisation, pourtant, semble reprendre peu à peu ses droits à travers un groupement de cités en expansion, la Fédération.
La Fédération possède la particularité d'obéir à un régime matriarcal ou, tout au moins, fortement dominé par les femmes. La plupart des hommes adultes vivent isolés des femmes, dans des garnisons. Ce sont les guerriers, préposés à la défense de la cité. Ils ne fréquentent les femmes qu'à l'occasion de fêtes : il faut bien, tout de même, perpétuer l'espèce ! Les jeunes e... Lire plus loin »
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Nathalie Henneberg
L'Atalante, 1999
(Hachette, 1964)
Roman épique, grandiose par sa démesure, éblouissant par son style, les qualificatifs ne manquent pas à propos du chef-d'œuvre de Nathalie Henneberg qui, curieusement, ne connut qu'une seule réédition depuis sa sortie, en 1964.
Le récit s'ouvre au moment de la condamnation à mort d'Airth Reg, alors qu'il s'apprêtait à sauver l'univers. Au xxxe siècle, le mal absolu est enfin identifié. Il s'agit d'un virus, qui a contaminé la Terre à différentes périodes de son histoire et dont l'origine ne serait même pas extraterrestre mais extratemporelle, voire issue d'un autre espace-temps. On l'appelle la Plaie ou la Ténèbre. Identifié, il n'a cependant pas de visage. Ses agents propagateurs, les Nocturnes, ne sont jamais clairement décrits même si les protagonistes qui s'opposent à eux les voient. La Terre attaquée risque de succomber ; les seuls opposants crédib... Lire plus loin »
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Casus Belli n° 54, 4e trimestre 1989
Ian McDonald
Robert Laffont
Après deux énormes romans de Greg Bear se faisant suite, la collection "Ailleurs & Demain" publie ce qui sera vraisemblablement la surprise de cette fin d'année : Desolation Road, de Ian McDonald. cette description d'une planète Mars terraformée aurait pu n'être qu'un avatar de la conquête de l'Ouest, de la poursuite du Rêve américain. La fondation de la petite ville de Desolation Road, l'omniprésence du désert et du chemin de fer rappellent sans équivoque cette période de l'histoire des U$A. Mais Ian McDonald ne s'est pas arrêté là ; il a créé tout un univers délirant, avec ses dieux, ses prophètes, ses légendes et ses multiples références croisées. Il est difficile de résmer un tel livre, voire d'en recenser les innombrables thèmes : féodalisme industriel et voyage dans le temps, guerre civile et ... Lire plus loin »
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